Dans les années 70, les scientifiques spécialistes de l'atmosphère ont émis des craintes sur l'action nocive des chlorofluorocarbures (CFC), utilisés par l'industrie du froid, des mousses plastiques et comme gaz propulseurs dans certains aérosols.

Selon ces thèses scientifiques, les CFC porteraient atteinte à la couche d'ozone stratosphérique entourant la terre et qui nous protége des rayons ultraviolets.

Prenant en compte ces craintes, l'industrie des aérosols a été la première à réagir en réduisant de façon significative (- 35%) l'emploi de ces substances.

Après la signature du protocole de Montréal (Programme des Nations Unies pour l'Environnement) l'industrie des aérosols a franchi un pas supplémentaire et abandonné définitivement les propulseurs chlorés.

En application des dispositions du protocole de Montréal l'industrie des aérosols a également abandonné toutes les autres substances réglementées pour la protection de la couche d'ozone(HCFC)

Les gaz actuellement utilisés dans les aérosols, gaz liquéfiés ou comprimés, n'ont pas d'effet sur la couche d'ozone stratosphérique.

Réchauffement climatique

Depuis de nombreuses années, la communauté internationale, scientifique et politique, se préoccupe du réchauffement climatique qui pourrait résulter des activités humaines.

En 1992, la Convention des Nations-Unies de Rio de Janeiro sur les changements climatiques a été adoptée.

En 1997, dans le cadre du Protocole de Kyoto qui en résulte, les états à économie développée : USA, Canada, pays de l’Union Européenne, etc. se sont engagés sur des taux de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre de 5 % en 2010 par rapport à 1990. A l’heure actuelle, les Etats-Unis sont revenus sur leur engagement et ne veulent pas ratifier le Protocole.

Cette réduction des émissions concerne un panier de six gaz : dioxyde de carbone (CO2), protoxyde d'azote (N2O), méthane (CH4), hexafluore de soufre (SF6), hydrofluorocarbures (HFC) et perfluorocarbures (PFC).

Les fabricants d'aérosols sont peu concernés par le phénomène redouté du réchauffement climatique.

Seuls les gaz de type HFC sont utilisés en petite quantité car ils constituent les seuls gaz alternatifs à l'utilisation des CFC dans le domaine médical ou dans certains aérosols techniques.

La contribution des aérosols à l'effet de serre est considérée comme négligeable : 0,04% du total des émissions.

Cependant, le secteur des aérosols est d'accord pour contribuer à une stabilisation, voire une diminution de l'emploi de tous les gaz considérés comme " à effet de serre ".L'emploi des HFC est désormais limité à un petit nombre d'applications et devra le rester dans l'avenir. Ces applications sont celles qui nécessitent des propriétés d'ininflammabilité et celles où d'autres solutions techniquement réalisables, économiques et acceptables du point de vue environnemental n'existent pas.Il convient aussi de rappeler qu'en supprimant l'emploi des CFC, l'industrie a déjà apporté une participation significative à la lutte contre le réchauffement climatique.

Position de la Fédération Européenne des Aérosols concernant l'utilisation des HFC dans les générateurs d'aérosols (cliquez sur l'icône)


Composés organiques volatils (cov)

Les composés organiques volatils sont des substances qui peuvent s'évaporer dans l'atmosphère. En présence de lumière, ils réagissent avec les oxydes d'azote pour former de l'ozone troposphérique.

Les augmentations de concentration en ozone peuvent avoir des conséquences graves sur la santé humaine (troubles respiratoires …) ainsi que sur la végétation.Dans les aérosols, il s'agit de propulseurs et de solvants tels que les hydrocarbures, le diméthyléther, l'alcool éthylique, et

Bien que non concernés par les réglementations en vigueur, les fabricants d'aérosols se préoccupent de diminuer autant que possible ces émissions polluantes, tout en conservant le niveau de qualité des produits,

Des études ont montré que la part des aérosols dans les émissions totales de COV ne représentent que 1,9% de l'ensemble des émissions biogéniques et anthropogéniques ; il s'agit donc d'une contribution extrêmement faible.